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  <title>((( réZone )))</title>
  <link>http://rezone.couac.org/</link>
  <description>Une publication sporadique du Couac</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 13:58:56 +0200</pubDate>
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    <title>Poivre et Sel</title>
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    <pubDate>Thu, 20 Mar 2008 07:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Le Couac</dc:creator>
        <category>zone autonome temporaire</category>
        <category>culturesfrance</category><category>médias</category><category>nomination</category><category>opda</category><category>pouvoir</category><category>toulouse 2013</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le coordinateur de Mix'Art Myrys, Joël Lécussan pour ne pas le nommer, ne
m'en voudra pas trop de reprendre un peu de Poivre et de remettre un peu de sel
là où il en avait assurément mis déjà &lt;a href=&quot;http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Toulouse-2013-%3A-comment-rater-les-grandes-occasions2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;suffisamment&lt;/a&gt;. Voilà que l'on reparle donc d'Olivier Poivre
d'Arvor. Un papier dans &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/03/19/la-deception-d-olivier-poivre-d-arvor_1024998_3246.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le Monde&lt;/a&gt;, un autre dans &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2008/03/18/01002-20080318ARTFIG00579-olivier-poivre-d-arvor-benamou-m-a-tue.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le Figaro&lt;/a&gt;, encore un en première page de &lt;a href=&quot;http://www.libetoulouse.fr/2007/2008/03/il-ne-pourra-pe.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;LibéToulouse&lt;/a&gt;. Même &lt;a href=&quot;http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10764&amp;amp;BD=19032008&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;France Inter&lt;/a&gt;, hier matin avec Vincent Josse s'y est mis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/taz/Villa_Medicis.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/taz/.Villa_Medicis_s.jpg&quot; alt=&quot;Villa_Medicis.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Déçu, fâché. Et décidé à le faire
savoir, peut-on lire dans le Monde. Olivier Poivre d'Arvor, directeur de
Culturesfrance, l'agence française d'échanges culturels internationaux, n'a pas
apprécié du tout la nomination de Georges-Marc Benamou à la tête de la Villa
Médicis. Dans une lettre à Nicolas Sarkozy, écrite mardi 18 mars et transmise à
la presse dans la foulée, le diplomate use d'un langage fort peu diplomatique
pour dénoncer le choix par le président de son propre conseiller à la culture
pour occuper ce poste prestigieux.&lt;/em&gt; Pourquoi donc Olivier Poivre d'Arvor
est-il déçu ? Parce que ça devait être lui. La Villa, c'était pour lui.
Georges-Marc le lui avait promis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai lu la lettre qu'OPDA a &lt;em&gt;sobrement&lt;/em&gt; intitulée &lt;a href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/03/18/poivre-darvor-benamou-ma-tue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&amp;quot;Benamou m'a tué&amp;quot;&lt;/a&gt; et publiée sur le site Bibliobs. De larges
extraits ont été repris un peu partout. Ne serait-ce que depuis le coup de
&lt;em&gt;Times&lt;/em&gt; titrant il y a quelques mois sur la mort de la culture française
et la vivacité au moins dans la forme avec laquelle OPDA avait cru bon de
devoir réagir (publiant un cahier spécial dans la lettre de Culturesfrance, se
faisant inviter un peu partout), on connaissait déjà les capacités d'un Poivre
à faire jouer ses relations médiatiques. Ce n'est pas là où je veux en
venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A en croire encore une fois le principal intéressé, il faut savoir mettre de
côté sa propre déception. Le plus important dans cette affaire, c'est la
manière dont on appréhende la culture, c'est la déontologie avec laquelle un
vrai professionnel de la culture devrait faire son métier, c'est la difficulté
manifeste de sortir des affaires de pouvoir (Sarkozy lui-même semblait pourtant
vouloir faire table rase...). Non décidément, OPDA est un chevalier blanc.
Cette nomination provoque &lt;em&gt;au delà de ma personne et dans les milieux
professionnels, un sentiment de malaise.&lt;/em&gt; Pour preuve, citant toujours dans
le Monde &lt;em&gt;les intentions de l'ex-conseiller de profiter de son séjour à Rome
pour &amp;quot;revenir à ses activités d'écriture et de cinéma&amp;quot;, M. Poivre d'Arvor
s'étrangle : &amp;quot;Georges-Marc Benamou semble étrangement confondre la
situation de pensionnaire avec la fonction de directeur. Il oublie que cette
fonction n'a rien d'honorifique ou de prestigieux mais représente un véritable
engagement professionnel à plein temps.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vraiment, qui pourrait contredire le &lt;strong&gt;directeur&lt;/strong&gt; de
Culturesfrance (opérateur délégué des ministères des Affaires étrangères et de
la culture et de la communication pour les échanges culturels internationaux,
en charge à ce titre de la diffusion de la culture française à l’étranger et de
l’organisation des Saisons étrangères en France), &lt;strong&gt;l'écrivain&lt;/strong&gt;,
&lt;strong&gt;l'essayiste&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;le philosophe&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;le
diplomate en mission&lt;/strong&gt; dans de nombreux services culturels à l'étranger,
&lt;strong&gt;le commissaire général et directeur artistique&lt;/strong&gt; du projet
&amp;quot;Toulouse 2013&amp;quot; qu'il faut, vraiment, savoir se consacrer pleinement à la tache
de directeur... ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre question subsidiaire : quand (et où ?) diable OPDA a-t-il pu
trouver le temps de rédiger un projet pour son dossier de candidature à... la
Villa Médicis ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La Culture avec un grand C</title>
    <link>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/La-Culture-avec-un-grand-C</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 15:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fred Ortuño</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>acteurs culturels</category><category>bilan</category><category>contre-pouvoir</category><category>développement territorial</category><category>paysage médiatique</category><category>politique</category><category>élections</category>    
    <description>    &lt;h2&gt;C comme Couac - édito&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A l’occasion de ce nouveau temps électoral local, le Couac ne pouvait
s’empêcher de troubler l’harmonieuse mélodie des sondages, le doux chant des
urnes au soir du 1er tour. A cela, plusieurs raisons. On ne s’appelle pas
« Couac » pour rester bouche bée devant tant de beaux discours et
tant de belles promesses. En matière de Bau-dis Cours, Philippe Douste-Blazy
savait y faire, et le Couac en 2001 avait pu se montrer à la hauteur de
l’exercice (haute-voltige). En comparaison, il va sans dire que les candidats
de 2008 font preuve d’une plus grande retenue. Trop ? Il semblerait car
les acteurs sont en demande : de l’audace, de l’ambition. Même Olivier
Poivre d’Arvor aurait besoin que Toulouse soit « bousculée ». D’ici 2013,
peut-être ? Ça nous laisse 5 ans… Presque le temps d’un mandat municipal.
Mais on peut supposer et craindre aux vues des premiers mois d’un autre mandat,
celui de Nicolas Sarkozy, que les politiques publiques nationales – ou ce qu’il
en reste –, auront quelques effets sur le terrain de jeu local (voir le
manifeste en faveur de l’action culturelle et solidaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en 2008. Depuis 2001, le paysage politique a changé. Le paysage
culturel, aussi. Le temps du bilan est venu. Il suppose un regard rétrospectif.
Pour tous. Qu’avons-nous gagné, perdu, transformé ? Que s’est-il passé
?... ensuite où allons-nous ? et comment voulons-nous y aller ?
Beaucoup de questions auxquelles il ne nous sera pas possible de répondre dans
ces quelques pages…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques réponses cependant. Le petit journal que vous tenez dans vos mains
est le fruit d’une collaboration raisonnante et résonnante, diurne et nocturne,
un travail d’écriture, de relecture et de mise en page effectué – décidément –
dans l’urgence. Au Couac, la question d’un support d’information type
« gazette » est un serpent de mer à sonnettes qui se nourrit d’année
en année des frustrations des uns et des autres de ne pouvoir prendre ce temps
nécessaire de jeter sur le papier idées, informations, recommandations, coups
de cœur, coups de gueule, etc… Tout ce qui pourrait constituer au final ce que
nous appelons dans le jargon de notre petit microcosme de la « ressource
». L’idée, c’est de faire en sorte que l'art et la culture soient des sujets
sur lesquels les toulousains, (pas seulement les &amp;quot;acteurs culturels&amp;quot;), puissent
avoir des éléments de compréhension et d'appréciation susceptibles de nourrir
leur vision, leurs attentes, sur le rôle qu’ils (l’art et la culture, et les
habitant-e-s de ce territoire) peuvent jouer dans le développement urbain. A
partir de cette interrogation, d’autres abondent : comment les politiques
culturelles font-elles résonner les enjeux de société ? Quel pourrait être
le rôle de la culture dans la construction de la société de demain ? Quels
enjeux à l’échelle du vivre-ensemble, à l’échelle d’une ville, d’une
agglomération ou d’une communauté urbaine sommes-nous capable
d’identifier ? Les acteurs culturels du Couac raisonnent mais n’en
continuent pas moins de s’interroger sur eux-mêmes, sur les finalités qui les
animent, sur la philosophie de leur action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un numéro zéro qui ne répond pas au final à ce que nous nous étions
promis de réaliser. Tant pis ou tant mieux. Nous vous promettons d’autres
rendez-vous. D’abord parce qu’on ne peut pas faire autrement. Ensuite, parce
que l’état du paysage médiatique toulousain et le peu de cas qui est fait de
ces aventures nous obligent à y prendre place, même très modestement (profitons
en pour saluer la sortie d’un numéro 4 chez nos amis de Friture). Enfin parce
que nous avons besoin de créer d’autres types d’aller-retour entre nous, entre
les publics des structures culturelles, de varier des plaisirs pour construire
quelque chose de « sérieux »… et aussi parce que l’avenir de la culture
dans une société du savoir et de la connaissance ne peut nous laisser sans
voix !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s’inscrire dans cette campagne, il nous a paru bon de rappeler quelques
épisodes du passé. Ils devraient faire écho. Nostalgique le Couac ? Non,
exigeant. Le temps est précieux, la vie est courte. Ne nous trompons simplement
pas de combat. Dans une de ses Tentatives de lucidité, Albert Jacquard,
emprunte à Paul Valéry cette phrase célèbre « Deux dangers nous
menacent : le désordre et l’ordre ». Il faudrait donc, écrit A. Jacquard,
que la collectivité se dote aussi de « forces du désordre ». C’est à ce
besoin que répondaient autrefois les bouffons du roi. Ils représentaient la
subversion, la transgression, en ayant le privilège de prononcer des phrases
que le roi ne permettait à aucun autre. Les périodes électorales pourraient
être des occasions de faire revivre cette tradition… Nous en sommes persuadés.
Et comme les périodes où l’on vote ne sauraient se substituer aux périodes où
l’on pense, où l’on agit, où l’on construit, donnons-nous le droit de faire
revivre cette tradition en divers lieux et diverses heures du jour et de la
nuit, bref, aussi souvent que possible. A bon rézoneur…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>C comme Douste-Blazy</title>
    <link>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/C-comme-Douste-Blazy</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 14:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Le Couac</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>cahier dexigences</category><category>douste-blazy</category><category>mascarade</category><category>moudenc</category><category>toulouse</category><category>élections</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour sur un mandat - Episode 1&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La culture c’est ma passion ». Ces mots, ce sont ceux du candidat
« PDB » (Philippe Douste-Blazy) aux élections municipales de mars
2001. Il y a sept ans, on pouvait aussi lire dans les propositions du candidat
de droite qu’il s’attacherait « tout particulièrement à aider la création,
à aider la diffusion artistique, et à rendre la Culture accessible à tous et
dans tous les quartiers de Toulouse. Car les équipements les meilleurs, les
techniques les plus modernes de diffusion ne sont rien sans les artistes. En un
mot, sans une rencontre avec le public ».&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;« Baudis t'es jeune et beau, tu ressembles à James Dean&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;T'as le look d'un héros quand tu te mets en jean&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;A poil et bien bronzé quand tu joues au tennis&lt;/em&gt;,&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Sur ton terrain privé tu sembles Adonis&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Beaux dis…cours… Baudis Court ! »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Zebda, sur un texte de Claude Sicre – 1992&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au cours du mois de février, précédant l’élection, tandis que dans les
colonnes d’Intramuros, le futur maire de Toulouse définissait la culture – avec
un grand C – comme « l’art de transformer une journée de travail en une
journée de vie », le jeune Collectif Urgence d’Acteurs Culturels (Couac)
lançait aux toulousains une invitation généreuse, un tantinet bouffonne et
irrévérencieuse à « tomber les masques ». &lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/rezone_0/.Image_m.jpg&quot; alt=&quot;Photo Joël Verhoustraeten&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Le 24 février 2001 au rendez-vous
lancé par le Couac, répondait une foule en liesse de plus de 10.000 personnes,
déambulant dans les rues de Toulouse dans un défilé-mascarade monstre, festif,
chaleureux, inventif, citoyen, ouvert à tous, un carnaval pirate et politique
qui ne devait rien à la municipalité en place.&lt;/strong&gt; Le Couac qui réunissait
déjà des structures et des équipes - L’Usine, Mix’Art Myrys, Fédercie
Midi-Pyrénées, le Tactikollectif, Samba Résille, CCA Terre Blanque, la
Grainerie, Pluriel, Guernica, le Collectif des compagnies des arts du cirque,
Utopia et bien d’autres -, avec l’ensemble* des acteurs de cette folle journée
défendait l’idée d’une culture d’utilité publique qui garantisse la liberté de
création, se mêlant déjà de politiques culturelle mais aussi sociale, contre le
pouvoir de l’argent, le mépris des exclus, les fausses promesses, la
dépossession de notre espace vital, le carriérisme arrogant et les « beaux
dis…cours…Baudis Court ! », un refrain bien connu qui revenait alors en
mémoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand encore le candidat victorieux se proposait d’être « le relais
entre les artistes et les initiatives des habitants des quartiers pour soutenir
une plus grande audace des rencontres culturelles décentralisées », proposition
qui allait selon lui, « dans le sens d’une appropriation de la vie
culturelle et artistique par tous les Toulousains, qui pousse à faire de toute
la ville un immense espace culturel où chacun pourra s’exprimer », le Couac
enregistrait, était là, présent, et enrichissait peu à peu un cahier
d’exigences qui serait remis au futur maire, appelant les artistes, les acteurs
culturels (on disait alors « associations troupes collectifs »), les
populations (on disait alors « individus ») à l’enrichir et s’en saisir.
Des rendez-vous étaient déjà donnés pour organiser deux mois plus tard des
Etats Généreux de la Culture au Parc des Sports du Bazacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis Douste a été élu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant tant de bonne volonté, le Couac ne pouvait que s’empresser de
demander un rendez-vous avec monsieur le maire. Pourtant, deux mois et demi
après les élections municipales, le Couac n’avait toujours pas de réponse à sa
demande de réunion de travail avant l’été.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’en fallait pas plus (ni moins) pour que le Couac décide, par une belle
matinée de juin, de se rendre au Conseil Municipal Décentralisé au quartier des
Izards et de prendre au mot le 1er magistrat de la ville. Un comité de soutien
composé des plus honnêtes citoyens, d’artistes très clean, arborant un discours
le plus sincère, brandissant des pancartes à la gloire de l’idole et munis de
pétales de fleurs, de confettis et de ballons (parce que c’est la fête !) lui
rappela dans la bonne humeur ses promesses. Tandis que les bonnes gens
s’affairaient, un groupuscule de gauchistes s’escrima pourtant à gâcher la fête
en distribuant des tracts jaunes à l’attention des curieux. On pouvait y
lire : « Contrairement à ce qu’il avait annoncé, monsieur le maire ne
reçoit pas les compagnies mais renvoie vers Marie Déqué (élue chargée des
grands événements). A quand ce rendez-vous avec PDB et ses
collaborateurs ? Que fait Jean René Bouscatel et quel rythme de travail a
adopté la Commission culture des élus municipaux ? Si
« l’instauration de la démocratie toulousaine doit être réalisée »
comme le propose PDB, à quand la mise en place d’un Conseil de la culture
composé des forces vives de cette ville : artistes, diffuseurs,
associations de terrain, amateurs… ? Et à quelles dates se tiendront les
Assises de la vie culturelle toulousaine ? »…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en 2008, et à l’heure où nous écrivons ces lignes, les
toulousains n’ont pas encore élu leurs conseilleurs municipaux. Une chose est
sûre, le prochain maire de Toulouse ne sera pas PDB. Nommé en 2004 ministre de
la Santé, il fut remplacé par Jean-Luc Moudenc qui se présente donc pour la
première fois en tant que candidat à la mairie de Toulouse. Si l’héritage est
lourd à porter, le maire sortant ne pouvait pas éviter la question du bilan. La
suite, bientôt...&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;Ont participé à la Mascarade de tous les Couacs :&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La Rouquine du Premier, Les Plasticiens Volants, Mix’Art Myrys, Lézard
Gréable, Le Free Cirk, Okupa Mobil, Lollipop, Les élèves du Lido, les Commandos
Percu, le Phun, l’Agit, la Troupe du Grand Kougke, le Sound System des Motivés,
la Grainerie, Toc-Toc, Shaul Piffer, les Acrostiches, les Extensibles, Carnage
Productions, Samba Résille, Saltobrank, les Pistons Flingeurs, Space Circus,
L’Usine, Les Saltimbranques, La Fanfare des Beaux-Arts, Lewoze, Amanita
Muscaria, Roulez Rose, Flag, Guernica, Salam Toto, Saxidromus, Voie d’eau
vivante, 12 balles dans la peau, Pipo Total, Andjaï, Maison des chômeurs
Faourette, Capoeira Tolosa…&lt;/em&gt;&lt;/h5&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Une politique culturelle ouverte, respectueuse et imaginative, c’est possible</title>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 13:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Le Couac</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>accessibilité</category><category>concertation</category><category>cultures urbaines</category><category>décloisonnement</category><category>démocratie culturelle</category><category>enseignement</category><category>expérimentation</category><category>lieux</category><category>politique culturelle</category><category>populations</category><category>transversalité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le dynamisme et la reconnaissance de Toulouse passera par une offre
culturelle élargie, financée et audacieuse. Elle doit profiter à tous les
habitants, du centre ville aux quartiers périphériques ainsi qu’à tous les
acteurs culturels. A partir de mots clés, voici plusieurs propositions
(forcément non exhaustives) aux futurs élus pour aller plus loin et mieux
faire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;comme ambition&lt;/strong&gt; : les grands
évènements ont leur rôle à jouer de par leur capacité à rassembler, à créer de
l’imaginaire et du festif. Ils ne doivent pas exclure des actions à plus long
terme comme par exemple, le travail en association avec des acteurs locaux,
ainsi que des résidences d’artistes ou d’auteurs d’envergure internationale
invités non seulement à présenter leurs œuvres mais aussi à partager avec les
habitants et les acteurs culturels d’ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C comme confiance&lt;/strong&gt; : il faut redonner une confiance et
une place dans la cité aux habitants des quartiers populaires et impulser un
tissu culturel autour duquel puissent se réunir de nouveau les habitants de
tous les quartiers. En témoigne l’engouement des populations pour les
évènements autour des arts d’extérieurs, des arts nomades, des arts engagés et
non institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C comme conseil des arts et de la culture&lt;/strong&gt; : il
s’agirait d’harmoniser l’offre et les moyens disponibles sur l’ensemble du
territoire toulousain, dans une notion de partage et de propositions. Ce
conseil dont le principe de renouvellement devra être posé et respecté,
réunirait les compagnies et les établissements conventionnés, les représentants
d’artistes et d’organisations syndicales, d’acteurs associatifs et de réseaux
culturels, des lieux de diffusion, de répétitions, de résidence, d’animation,
des secteurs de l’animation sociale et culturelle, d’architectes, etc. Ce
conseil des arts et de la culture pourrait être consulté sur toutes les
décisions engageant la politique culturelle de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D comme décloisonner&lt;/strong&gt; : en s’appuyant sur l’ensemble de
l’existant (les projets culturels et socio-culturels et les équipes qui les
portent), en mettant en relation élus et réseaux d’acteurs, professionnels et
amateurs, personnels municipaux et extra-municipaux, artistes et médiateurs,
lieux institutionnels et lieux indépendants, on pourrait espérer que la culture
ne soit plus considérée et abordée comme un secteur autonome du reste, comme
c’est trop souvent le cas, mais comme le lieu idéal pour décloisonner une
société atomisée et repliée sur elle-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D comme durable&lt;/strong&gt; : sans aide à la création et à la
diffusion des artistes, il n’y a pas de culture. Ces aides ne peuvent pas être
seulement ponctuelles mais s’inscrire, dans le cadre d’une convention, dans la
durée si nécessaire. Des aides au fonctionnement devraient aussi permettre à de
nouveaux lieux, à des structures de création de taille modeste d’avoir une
gestion saine et prévoyante de leurs équipements, condition sine qua non pour
qu’elles puissent se réapproprier le travail artistique de fond. L’aide
financière doit intervenir dès qu’elle est attribuée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E comme expérimenter&lt;/strong&gt; : Avant d’être en haut (de
l’affiche), n’est-on pas en bas au préalable ? C’est pourquoi tous les
acteurs artistiques doivent être considérés à partir de leur projet, quel que
soit leur mode d’expression. Au critère d’excellence artistique, préférons
celui d’exigence. Un artiste, peut-être un peu moins « excellent »
qu’un autre, pourra être plus intéressant sur son territoire s’il développe
d’autres atouts : la sensibilisation, l’éducation artistique, la mise en
relation. Il convient de développer et d’aider les lieux d’expérimentation qui
soient, entre autres, un banc d’essai pour des groupes, des troupes, des
plasticiens, etc. qui, avec leurs créations, ambitionnent de prendre un chemin
professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F comme filières d’enseignement&lt;/strong&gt; : le but est de
favoriser le maillage entre les différents établissements et centres de
formation, de la formation initiale aux centres spécialisés jusqu’à
l’université et la recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/rezone_0/.i-comme_m.jpg&quot; alt=&quot;I comme ingénieur ?&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L comme lieux&lt;/strong&gt; : qu’ils soient indépendants ou
associatifs, la ville compte de nombreux lieux qui disposent de salariés
compétents. Il est nécessaire de leur donner les moyens de travailler, en
termes financiers bien sûr, et de leur laisser la liberté de programmer et de
communiquer. Qu’il s’agisse de scènes de proximité et de découverte, d’espaces
d’expérimentations et de rencontres, ces lieux doivent être aidés afin
d’améliorer les conditions d’accueil du public et des artistes (rémunérés pour
leur production). Il s’agirait également d’y faire se rencontrer davantage,
mais sans les confondre, pratiques amateurs et professionnelles dans un but
d’émulation artistique, de développements des publics en tenant compte des
nouvelles conditions d'accès à l'art et à la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O comme offre&lt;/strong&gt; : l’accès à l’offre culturelle peut être
favorisé par une politique de tarifs et d’accompagnement, pas seulement en
direction des équipements institutionnels (musées, théâtres, etc.) mais aussi
vers les petites structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P comme partage&lt;/strong&gt; : la culture se partage avec
l’ensemble des citoyens. Cela suppose de s’intéresser aux pratiques artistiques
et culturelles des populations laissées sur le bord de la route. Depuis
l’ensemble des cultures urbaines, hip hop, rap, slam, graf’, aux musiques
actuelles, contemporaines, improvisées, en passant par le nouveau cirque, les
arts d’intervention urbaine, la création audiovisuelle mais aussi les formes
hybrides interdisciplinaires ou l’ensemble des pratiques liées aux nouvelles
technologies. Il est possible de s’inspirer d’expériences réussies ailleurs,
comme les rencontres de la Villette qui conjuguent la prise en compte les
pratiques des nouvelles générations, la détection de talents, les passerelles
avec les autres arts. Là encore, la vigilance est de mise pour ne pas réduire
ces formes d’expression à une culture de seconde zone (« l’Opéra au
Capitole, le Hip Hop dans les quartiers »)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R comme répartition&lt;/strong&gt; : il s’agirait de revoir la carte
de la distribution des crédits vers l’ensemble des structures et ainsi avoir le
courage de remettre en cause le financement des équipements budgétivores. Une
nouvelle répartition des financements publics en faveur des associations
constituerait pour elles le bol d’oxygène suffisant et modifierait en
profondeur le paysage culturel urbain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S comme salles&lt;/strong&gt; : des quartiers doivent être pourvus de
salles de spectacle afin de promouvoir la formation, la création et la
diffusion. Cela devrait aussi permettre d’encourager des projets transversaux
entre acteurs culturels et acteurs sociaux. L’idée serait aussi de former des
jeunes des quartiers à des emplois autour de la médiation entre les artistes,
les équipes artistiques et les habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;à enrichir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions recueillies à partir des contributions de (liens vers le site
du Couac)&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;François Fehner (l’Agit) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Pour-une-culture-active&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pour une culture
active, porte-parole de la parole des gens&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Eric Fourreau (Editions de l’Attribut) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Pierre-Cohen-soyez-audacieux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pierre Cohen,
soyez audacieux, réveillez Toulouse !&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Michel Mathieu (Théâtre de l’Acte/Le Ring) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/De-quelques-observations-a-l-occasion-des-municipales&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;De quelques observations à l'occasion des municipales&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Philippe Metz (Music’Halle) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Pour-un-debat-sur-la-culture-a-Toulouse&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pour
un débat sur la culture à Toulouse&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Philippe Pagès (Le Bijou) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Donner-plus-d-intensite-a-la-vie&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Donner plus
d’intensité à la vie culturelle locale&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;remises en forme par Thierry Maillard et Fred Ortuño.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Une-politique-culturelle-ouverte-respectueuse-et-imaginative-cest-possible#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Toulouse 2013 : comment rater les grandes occasions ?</title>
    <link>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Toulouse-2013-%3A-comment-rater-les-grandes-occasions2</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Joël Lécussan</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>europe</category><category>opda</category><category>toulouse 2013</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le 11 février 2008 le Couac organise une rencontre tentant de mettre en
dialogue les représentants de l’association Toulouse 2013 (élu(e)s et salariés
dont Olivier Poivre d’Arvor, directeur) et un certain nombre d’acteurs (salle
quasi-comble). Sous-titre « Toulouse veut faire sa CEC (Capitale
Européenne de la Culture) ». Par le passé, au temps des emplois aidés, CEC
signifiait Contrat Emploi Consolidé. Fin d’une époque ?...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/rezone_0/.2013_m.jpg&quot; alt=&quot;Dessin Joap Ramond&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce débat public a été l’occasion d’assister à l’expression de deux logiques
qui, telles qu’elles ont été appréhendées, s’avèrent antagonistes. Celle d’un
Poivre d’Arvor super compétiteur dans une super urgence de temps et un super
boulot de lobbying à faire avec un super carnet d’adresses. Celle du Couac et
de nombre d’acteurs tentant d’inscrire dans la durée et le temps la mise en
synergie des acteurs et des habitant-es pour une ambition partagée et la
production de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette opposition se traduisait alors par du « vous ne vous rendez pas
compte… vous ne pouvez pas comprendre… je peux arrêter aussi » asséné par
un Poivre d’Arvor agacé, excédé, fébrile, tel l’enfant gâté se sentant
incompris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous croyons pourtant encore, Mr Poivre, à la complémentarité, voire au
judicieux de ces deux logiques pour « l’emporter » et ce aux vues du
cahier des charges officiel qui repose sur l’implication des citoyens et le
caractère durable de l’événement. Extrait dudit cahier : « une
capitale attractive et participative… bien au-delà d’un feu d’artifice éphémère
d’événements culturels… »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien non il n’en sera rien, chers citoyens et chers collègues, laissons
faire les grands de ce monde, bien plus au courant que nous de comment se font
ces choses-là, pauvres petits que nous sommes. L’équipe 2013, son capitaine en
tête se gosse de la réussite de Lille 2004, de ce qu’il faut donc faire avec
moins de temps et plus de compétition. Il est alors évident que valoriser un
existant qualifiable d’ « underground », parce que très peu pris en compte
par l’institution, témoin de l’esprit libertaire propre à Toulouse (y compris
historique) ne peut constituer pour Mr Poivre des arguments à la hauteur de la
compétition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 430 millions d’euros d’investissements prévus seront une fois encore
destinés à de grandes vitrines (parfois nécessaires) : entre autre une
Cité de la danse (enfin Annie Bozzini aura un vrai outil que ne lui piquera pas
Jacky Ohayon), un auditorium avec un grand geste architectural pour conserver
un jeune chef de talent avant qu’il ne se barre, une Cité des Cultures du Monde
au Mirail parce qu’il est bien vu de s’occuper des quartiers populaires et
qu’en plus le gendre du Préfet actuel pourrait en être le directeur parce que
lui, contrairement aux gens du cru, aurait les capacités de, la prison
St-Michel et ses ambitions internationales, vive l’international, soyons
expansionnistes, soyons Grands !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant sans ancrage local votre expansion, vos ambitions seront du vent
comme nombre de Maisons Folies de Lille 2004. Marseille, de l’avis de tous,
&lt;em&gt;the&lt;/em&gt; compétiteur sérieux, a su valoriser et mettre en avant
l’association des acteurs du cri très en amont. Même si c’est beaucoup sur le
papier, au moins c’est énoncé, et cela prouverait que nous ne nous trompons
guère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soyez donc de 2004, Mr Poivre, nous nous sommes de notre temps, en état
d’urgence permanent, tentant de vaincre les archaïsmes de l’élitisme pareils à
ceux du populisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le poivre pique un instant, le goût du sel lui reste, nous sommes et
serons le sel, ne vous en déplaise.&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;NB : suite entre autre à cette rencontre, l’équipe 2013 reçoit les
acteurs. N’hésitons pas, bousculons-nous au portillon et l’on s’en
recause.&lt;/h5&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ne laissons pas mourir l'action culturelle et solidaire sous Sarkozy</title>
    <link>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Ne-laissons-pas-mourir-laction-culturelle-et-solidaire-sous-Sarkozy</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Le Couac</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>action culturelle</category><category>aménagement culturel</category><category>collectivités</category><category>désengagement de lEtat</category><category>ministère (MCC)</category><category>néolibéralisme</category><category>populations</category><category>réseaux</category><category>résistance</category><category>tiers-secteur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En raison de la politique actuelle du gouvernement qui vise de façon
très claire à décharger l'État de ses missions de service public dans tout le
tissu associatif de l'action culturelle et plus largement dans le secteur de
l'économie solidaire, les Éditions de l'Attribut lancent un &amp;quot;manifeste pour
l'action culturelle et solidaire&amp;quot; destiné à recueillir une large adhésion en
vue d'une résistance active et propositionnelle, aux côtés des collectivités
territoriales.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Ne laissons pas mourir l’action culturelle et solidaire sous Sarkozy&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et
d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par la
politique du nouveau Président de la République.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Créateur de lien social et d’emplois, le tissu associatif culturel contribue
à l’épanouissement des individus, encourage leur créativité et leur
émancipation en plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de
l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où il agit,
une vision sensible du monde. Dans des domaines aussi divers que les cultures
urbaines (danse hip hop, rap, slam…), les musiques actuelles, les musiques
savantes, le cirque, les arts de la rue, les arts plastiques, la danse, le
théâtre, la marionnette, les arts numériques, le cinéma, la vidéo, la
littérature, etc., une multitude de projets, de lieux et d’organismes
favorisent les initiatives de création, diffusent les œuvres, multiplient les
démarches d’éducation artistique et culturelle, encouragent les pratiques en
amateur, dans un souci constant de concertation et de partage avec la
population de leur territoire. C’est ainsi que des catégories sociales, qui
restent souvent à l’écart des lieux culturels intimidants, se retrouvent
impliquées d’une manière ou d’une autre dans des projets qui génèrent de la
confiance, accroissent leur capacité à décoder le monde et à agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces initiatives qui s’inscrivent dans une logique de territoire, en milieu
rural ou urbain, se développent souvent en coopération avec d’autres acteurs
sociaux ou économiques, de telle sorte qu’en plus de leur richesse artistique
et culturelle, elles jouent un rôle essentiel de dynamisme économique local,
régional ou national. Inscrites le plus souvent dans le champ de l’économie
solidaire et du « tiers secteur », elles en révèlent tout le potentiel
direct et renforcent l’idée que ce secteur favorise, toujours et partout,
l’intégration du long terme et de la dimension humaine dans la vie
socio-économique. Certaines de ces initiatives encouragent aussi les relations
internationales dans un esprit de coopération avec leurs partenaires
étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du néolibéralisme affirmé à la stigmatisation des populations immigrées en
passant par une concentration des pouvoirs politiques, économiques et
médiatiques, la politique conduite par le Président de la République est en
radicale opposition avec les valeurs portées par celles et ceux qui ont choisi
de s’engager dans l’action culturelle et populaire. Le démantèlement en cours
du service public, les baisses budgétaires dans les domaines de la culture, de
l’éducation, de l’économie solidaire et sociale, l’encouragement à la seule
économie marchande, fragilisent chaque jour un peu plus, financièrement et
symboliquement, l’ensemble de ces acteurs et de ce champ d’intervention, alors
qu’ils sont déjà en situation de précarité. Les conséquences dramatiques de
cette évolution, en termes de dessèchement des rapports humains et de perte de
vitalité de notre société, sont beaucoup trop dangereuses pour que nous ne
prenions pas part à une contre-offensive résolue en faveur du développement,
sur l’ensemble du territoire national, d’une activité culturelle sachant mettre
en relation les équipes artistiques et la population. Plus que jamais, l’action
culturelle et solidaire apparaît comme un solide antidote aux dérives
néolibérales qui menacent à la fois la vie artistique, la richesse de notre
culture et la vigueur de notre société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six propositions d’urgence pour l’action culturelle et solidaire&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Augmenter le budget du Ministère de la Culture et de la Communication en
orientant de façon prioritaire les nouveaux fonds vers les équipes
professionnelles qui s’impliquent directement dans une action artistique et
culturelle territoriale,&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Inciter les collectivités territoriales à soutenir particulièrement les
projets artistiques et culturels qui se construisent avec les
habitants ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Favoriser des conventions croisées entre les DRAC, les collectivités
territoriales et les entreprises culturelles qui conduisent des actions locales
d’émancipation, afin que l’Etat cofinance ces initiatives ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En vertu du principe d’égalité républicaine, exiger de l’Etat qu’il mette
en œuvre une politique d’aménagement culturel du territoire, en distribuant les
moyens de l’action artistique et culturelle en fonction de considérations
démographiques, du niveau de revenu moyen des habitants et du souci de
redynamiser les territoires les plus délaissés, économiquement et
socialement ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Aider le tiers secteur culturel par des dégrèvements fiscaux, des cautions
bancaires et des mécanismes de soutien à la gestion. En raison de ses qualités
de réactivité et d’ouverture sur la société, ce secteur pourrait aussi
bénéficier d’un fond d’aide à l’initiative culturelle et solidaire ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Mettre en œuvre un principe de continuité des droits sociaux et culturels
qui seraient directement attachés à la personne elle-même et non au statut
relatif à l’emploi, présent ou passé.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Ne-laissons-pas-mourir-laction-culturelle-et-solidaire-sous-Sarkozy#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Les livres et la culture</title>
    <link>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Les-livres-et-la-culture</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 00:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Eric Fourreau</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>acteurs culturels</category><category>libraire</category><category>politique culturelle</category><category>ressources</category><category>éditeur</category>    
    <description>    &lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Aux Éditions de l’Attribut, la culture dans tous ses états
!&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis trois ans, la culture a son éditeur à Toulouse, engagé, sans
concession et avec un credo : l’art et la culture, ça se partage !
D’où des livres grand public, pas chers (entre 10 et 14 euros), facile à lire
tout en étant très exigeants dans leur contenu. Des livres sur des artistes de
scène comme Yannick Jaulin, Jacques Bonnaffé, Robin Renucci, la chorégraphe
sud-africaine Robyn Orlin et, tout juste sorti, François Morel. L’idée consiste
à les aborder sous toutes leurs facettes : humaine à travers le portrait,
artistique à travers le chapitre « la création » et politique à
travers le long entretien final du livre. D’où des plaisirs divers et variés
selon ce que l’on cherche chez un artiste. Chez Robin Renucci par exemple, on
peut se pencher sur l’engagement dans l’éducation populaire, chez Robyn Orlin
sur son enfance à Johannesburg et la belle façon dont elle parle de sa judéité,
ou encore chez François Morel, entrer dans les coulisses des Deschiens et dans
la relation qu’il entretenait avec Jérôme Deschamps. &lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/rezone_0/.COUV-culture-pour-qui-copie_s.jpg&quot; alt=&quot;COUV-culture-pour-qui-copie.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;La deuxième collection, celle qui a fait
le plus parler d’elle (des longs articles dans &lt;em&gt;Le Monde, Télérama&lt;/em&gt;, des
interviews sur &lt;em&gt;France Culture&lt;/em&gt;…), est une série d’essais sur les
politiques publiques de la culture, là encore destinés à un public plus large
que celui des initiés. Pourquoi ? Parce qu’elles sont avant tout traitées
comme des questions de société qui intéressent tout un chacun :
l’éducation artistique des plus jeunes, la démocratisation culturelle, le rôle
d’Internet dans les pratiques des citoyens, etc. Puis les Éditions de
l’Attribut viennent de sortir, dans une nouvelle collection, Culture &amp;amp;
Société – Un lien à recomposer, avec des contributions d’Edgar Morin, Bernard
Stiegler, Alain Touraine, Françoise Benhamou, etc. Cet éditeur engagé est à
l’origine du &lt;a href=&quot;http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Ne-laissons-pas-mourir-laction-culturelle-et-solidaire-sous-Sarkozy&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;manifeste pour l’action culturelle et solidaire&lt;/a&gt; que vous
trouverez dans ces pages ainsi que de la &lt;a href=&quot;http://editions-attribut.fr/Signez-la-contrelettre-de-mission&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;« contrelettre de mission »&lt;/a&gt; adressée à la ministre de la Culture
et signée par plus de 1200 citoyens libres pour corriger la (mauvaise) copie
initiale rédigée par Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rens. : &lt;a href=&quot;http://www.editions-attribut.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.editions-attribut.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À lire :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La culture, pour qui ? de Jean-Claude Wallach&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Nos enfants ont-ils droit à l’art et à la culture ? de Jean-Gabriel
Carasso&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Internet : un séisme dans la culture ? de Marc Le Glatin&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Culture &amp;amp; Société – Un lien à recomposer, sous la dir. de J.-P.
Saez&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;François Morel farceur enchateur, d’Eric Fourreau&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Oh les beaux jours, la librairie culturelle !&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/rezone_0/Librairie.JPG&quot; alt=&quot;Librairie.JPG&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Elle est ouverte depuis 2005 et depuis,
on ne peut plus s’en passer ! Tout près de sa grande sœur, Ombres
Blanches, et d’une autre librairie de grande qualité, Terra nova, dédiée aux
littératures du sud et aux sciences humaines, la librairie Oh les beaux jours
(quel joli nom !), sise au 20 rue Sainte-Ursule, permet de trouver sur des
étagères ou des tables agréablement agencées tous les livres que l’on recherche
sur le théâtre, la danse, le cirque, la performance, la marionnette, la
politique culturelle, etc. Sacré pari que celui de Céline qui ne manque jamais
de nous commenter l’actualité culturelle de la ville et qui organise, qui plus
est, des rencontres et des lectures dès qu’elle peut. Amateurs de culture,
n’oubliez pas Oh les beaux jours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rens. : &lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/ohlesbeauxjours/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://pagesperso-orange.fr/ohlesbeauxjours/index.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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