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  <title>((( réZone ))) - Tag - élections</title>
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  <description>Une publication sporadique du Couac</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:39:03 +0200</pubDate>
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    <title>La Culture avec un grand C</title>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 15:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Fred Ortuño</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>acteurs culturels</category><category>bilan</category><category>contre-pouvoir</category><category>développement territorial</category><category>paysage médiatique</category><category>politique</category><category>élections</category>    
    <description>    &lt;h2&gt;C comme Couac - édito&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A l’occasion de ce nouveau temps électoral local, le Couac ne pouvait
s’empêcher de troubler l’harmonieuse mélodie des sondages, le doux chant des
urnes au soir du 1er tour. A cela, plusieurs raisons. On ne s’appelle pas
« Couac » pour rester bouche bée devant tant de beaux discours et
tant de belles promesses. En matière de Bau-dis Cours, Philippe Douste-Blazy
savait y faire, et le Couac en 2001 avait pu se montrer à la hauteur de
l’exercice (haute-voltige). En comparaison, il va sans dire que les candidats
de 2008 font preuve d’une plus grande retenue. Trop ? Il semblerait car
les acteurs sont en demande : de l’audace, de l’ambition. Même Olivier
Poivre d’Arvor aurait besoin que Toulouse soit « bousculée ». D’ici 2013,
peut-être ? Ça nous laisse 5 ans… Presque le temps d’un mandat municipal.
Mais on peut supposer et craindre aux vues des premiers mois d’un autre mandat,
celui de Nicolas Sarkozy, que les politiques publiques nationales – ou ce qu’il
en reste –, auront quelques effets sur le terrain de jeu local (voir le
manifeste en faveur de l’action culturelle et solidaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en 2008. Depuis 2001, le paysage politique a changé. Le paysage
culturel, aussi. Le temps du bilan est venu. Il suppose un regard rétrospectif.
Pour tous. Qu’avons-nous gagné, perdu, transformé ? Que s’est-il passé
?... ensuite où allons-nous ? et comment voulons-nous y aller ?
Beaucoup de questions auxquelles il ne nous sera pas possible de répondre dans
ces quelques pages…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques réponses cependant. Le petit journal que vous tenez dans vos mains
est le fruit d’une collaboration raisonnante et résonnante, diurne et nocturne,
un travail d’écriture, de relecture et de mise en page effectué – décidément –
dans l’urgence. Au Couac, la question d’un support d’information type
« gazette » est un serpent de mer à sonnettes qui se nourrit d’année
en année des frustrations des uns et des autres de ne pouvoir prendre ce temps
nécessaire de jeter sur le papier idées, informations, recommandations, coups
de cœur, coups de gueule, etc… Tout ce qui pourrait constituer au final ce que
nous appelons dans le jargon de notre petit microcosme de la « ressource
». L’idée, c’est de faire en sorte que l'art et la culture soient des sujets
sur lesquels les toulousains, (pas seulement les &amp;quot;acteurs culturels&amp;quot;), puissent
avoir des éléments de compréhension et d'appréciation susceptibles de nourrir
leur vision, leurs attentes, sur le rôle qu’ils (l’art et la culture, et les
habitant-e-s de ce territoire) peuvent jouer dans le développement urbain. A
partir de cette interrogation, d’autres abondent : comment les politiques
culturelles font-elles résonner les enjeux de société ? Quel pourrait être
le rôle de la culture dans la construction de la société de demain ? Quels
enjeux à l’échelle du vivre-ensemble, à l’échelle d’une ville, d’une
agglomération ou d’une communauté urbaine sommes-nous capable
d’identifier ? Les acteurs culturels du Couac raisonnent mais n’en
continuent pas moins de s’interroger sur eux-mêmes, sur les finalités qui les
animent, sur la philosophie de leur action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un numéro zéro qui ne répond pas au final à ce que nous nous étions
promis de réaliser. Tant pis ou tant mieux. Nous vous promettons d’autres
rendez-vous. D’abord parce qu’on ne peut pas faire autrement. Ensuite, parce
que l’état du paysage médiatique toulousain et le peu de cas qui est fait de
ces aventures nous obligent à y prendre place, même très modestement (profitons
en pour saluer la sortie d’un numéro 4 chez nos amis de Friture). Enfin parce
que nous avons besoin de créer d’autres types d’aller-retour entre nous, entre
les publics des structures culturelles, de varier des plaisirs pour construire
quelque chose de « sérieux »… et aussi parce que l’avenir de la culture
dans une société du savoir et de la connaissance ne peut nous laisser sans
voix !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s’inscrire dans cette campagne, il nous a paru bon de rappeler quelques
épisodes du passé. Ils devraient faire écho. Nostalgique le Couac ? Non,
exigeant. Le temps est précieux, la vie est courte. Ne nous trompons simplement
pas de combat. Dans une de ses Tentatives de lucidité, Albert Jacquard,
emprunte à Paul Valéry cette phrase célèbre « Deux dangers nous
menacent : le désordre et l’ordre ». Il faudrait donc, écrit A. Jacquard,
que la collectivité se dote aussi de « forces du désordre ». C’est à ce
besoin que répondaient autrefois les bouffons du roi. Ils représentaient la
subversion, la transgression, en ayant le privilège de prononcer des phrases
que le roi ne permettait à aucun autre. Les périodes électorales pourraient
être des occasions de faire revivre cette tradition… Nous en sommes persuadés.
Et comme les périodes où l’on vote ne sauraient se substituer aux périodes où
l’on pense, où l’on agit, où l’on construit, donnons-nous le droit de faire
revivre cette tradition en divers lieux et diverses heures du jour et de la
nuit, bref, aussi souvent que possible. A bon rézoneur…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>C comme Douste-Blazy</title>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 14:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Le Couac</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>cahier dexigences</category><category>douste-blazy</category><category>mascarade</category><category>moudenc</category><category>toulouse</category><category>élections</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour sur un mandat - Episode 1&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La culture c’est ma passion ». Ces mots, ce sont ceux du candidat
« PDB » (Philippe Douste-Blazy) aux élections municipales de mars
2001. Il y a sept ans, on pouvait aussi lire dans les propositions du candidat
de droite qu’il s’attacherait « tout particulièrement à aider la création,
à aider la diffusion artistique, et à rendre la Culture accessible à tous et
dans tous les quartiers de Toulouse. Car les équipements les meilleurs, les
techniques les plus modernes de diffusion ne sont rien sans les artistes. En un
mot, sans une rencontre avec le public ».&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;« Baudis t'es jeune et beau, tu ressembles à James Dean&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;T'as le look d'un héros quand tu te mets en jean&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;A poil et bien bronzé quand tu joues au tennis&lt;/em&gt;,&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Sur ton terrain privé tu sembles Adonis&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Beaux dis…cours… Baudis Court ! »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Zebda, sur un texte de Claude Sicre – 1992&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au cours du mois de février, précédant l’élection, tandis que dans les
colonnes d’Intramuros, le futur maire de Toulouse définissait la culture – avec
un grand C – comme « l’art de transformer une journée de travail en une
journée de vie », le jeune Collectif Urgence d’Acteurs Culturels (Couac)
lançait aux toulousains une invitation généreuse, un tantinet bouffonne et
irrévérencieuse à « tomber les masques ». &lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/rezone_0/.Image_m.jpg&quot; alt=&quot;Photo Joël Verhoustraeten&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Le 24 février 2001 au rendez-vous
lancé par le Couac, répondait une foule en liesse de plus de 10.000 personnes,
déambulant dans les rues de Toulouse dans un défilé-mascarade monstre, festif,
chaleureux, inventif, citoyen, ouvert à tous, un carnaval pirate et politique
qui ne devait rien à la municipalité en place.&lt;/strong&gt; Le Couac qui réunissait
déjà des structures et des équipes - L’Usine, Mix’Art Myrys, Fédercie
Midi-Pyrénées, le Tactikollectif, Samba Résille, CCA Terre Blanque, la
Grainerie, Pluriel, Guernica, le Collectif des compagnies des arts du cirque,
Utopia et bien d’autres -, avec l’ensemble* des acteurs de cette folle journée
défendait l’idée d’une culture d’utilité publique qui garantisse la liberté de
création, se mêlant déjà de politiques culturelle mais aussi sociale, contre le
pouvoir de l’argent, le mépris des exclus, les fausses promesses, la
dépossession de notre espace vital, le carriérisme arrogant et les « beaux
dis…cours…Baudis Court ! », un refrain bien connu qui revenait alors en
mémoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand encore le candidat victorieux se proposait d’être « le relais
entre les artistes et les initiatives des habitants des quartiers pour soutenir
une plus grande audace des rencontres culturelles décentralisées », proposition
qui allait selon lui, « dans le sens d’une appropriation de la vie
culturelle et artistique par tous les Toulousains, qui pousse à faire de toute
la ville un immense espace culturel où chacun pourra s’exprimer », le Couac
enregistrait, était là, présent, et enrichissait peu à peu un cahier
d’exigences qui serait remis au futur maire, appelant les artistes, les acteurs
culturels (on disait alors « associations troupes collectifs »), les
populations (on disait alors « individus ») à l’enrichir et s’en saisir.
Des rendez-vous étaient déjà donnés pour organiser deux mois plus tard des
Etats Généreux de la Culture au Parc des Sports du Bazacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis Douste a été élu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant tant de bonne volonté, le Couac ne pouvait que s’empresser de
demander un rendez-vous avec monsieur le maire. Pourtant, deux mois et demi
après les élections municipales, le Couac n’avait toujours pas de réponse à sa
demande de réunion de travail avant l’été.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’en fallait pas plus (ni moins) pour que le Couac décide, par une belle
matinée de juin, de se rendre au Conseil Municipal Décentralisé au quartier des
Izards et de prendre au mot le 1er magistrat de la ville. Un comité de soutien
composé des plus honnêtes citoyens, d’artistes très clean, arborant un discours
le plus sincère, brandissant des pancartes à la gloire de l’idole et munis de
pétales de fleurs, de confettis et de ballons (parce que c’est la fête !) lui
rappela dans la bonne humeur ses promesses. Tandis que les bonnes gens
s’affairaient, un groupuscule de gauchistes s’escrima pourtant à gâcher la fête
en distribuant des tracts jaunes à l’attention des curieux. On pouvait y
lire : « Contrairement à ce qu’il avait annoncé, monsieur le maire ne
reçoit pas les compagnies mais renvoie vers Marie Déqué (élue chargée des
grands événements). A quand ce rendez-vous avec PDB et ses
collaborateurs ? Que fait Jean René Bouscatel et quel rythme de travail a
adopté la Commission culture des élus municipaux ? Si
« l’instauration de la démocratie toulousaine doit être réalisée »
comme le propose PDB, à quand la mise en place d’un Conseil de la culture
composé des forces vives de cette ville : artistes, diffuseurs,
associations de terrain, amateurs… ? Et à quelles dates se tiendront les
Assises de la vie culturelle toulousaine ? »…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en 2008, et à l’heure où nous écrivons ces lignes, les
toulousains n’ont pas encore élu leurs conseilleurs municipaux. Une chose est
sûre, le prochain maire de Toulouse ne sera pas PDB. Nommé en 2004 ministre de
la Santé, il fut remplacé par Jean-Luc Moudenc qui se présente donc pour la
première fois en tant que candidat à la mairie de Toulouse. Si l’héritage est
lourd à porter, le maire sortant ne pouvait pas éviter la question du bilan. La
suite, bientôt...&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;Ont participé à la Mascarade de tous les Couacs :&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La Rouquine du Premier, Les Plasticiens Volants, Mix’Art Myrys, Lézard
Gréable, Le Free Cirk, Okupa Mobil, Lollipop, Les élèves du Lido, les Commandos
Percu, le Phun, l’Agit, la Troupe du Grand Kougke, le Sound System des Motivés,
la Grainerie, Toc-Toc, Shaul Piffer, les Acrostiches, les Extensibles, Carnage
Productions, Samba Résille, Saltobrank, les Pistons Flingeurs, Space Circus,
L’Usine, Les Saltimbranques, La Fanfare des Beaux-Arts, Lewoze, Amanita
Muscaria, Roulez Rose, Flag, Guernica, Salam Toto, Saxidromus, Voie d’eau
vivante, 12 balles dans la peau, Pipo Total, Andjaï, Maison des chômeurs
Faourette, Capoeira Tolosa…&lt;/em&gt;&lt;/h5&gt;</description>
    
    
    
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