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  <title>((( réZone ))) - Tag - populations</title>
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  <description>Une publication sporadique du Couac</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:39:03 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Une politique culturelle ouverte, respectueuse et imaginative, c’est possible</title>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 13:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Le Couac</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>accessibilité</category><category>concertation</category><category>cultures urbaines</category><category>décloisonnement</category><category>démocratie culturelle</category><category>enseignement</category><category>expérimentation</category><category>lieux</category><category>politique culturelle</category><category>populations</category><category>transversalité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le dynamisme et la reconnaissance de Toulouse passera par une offre
culturelle élargie, financée et audacieuse. Elle doit profiter à tous les
habitants, du centre ville aux quartiers périphériques ainsi qu’à tous les
acteurs culturels. A partir de mots clés, voici plusieurs propositions
(forcément non exhaustives) aux futurs élus pour aller plus loin et mieux
faire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;comme ambition&lt;/strong&gt; : les grands
évènements ont leur rôle à jouer de par leur capacité à rassembler, à créer de
l’imaginaire et du festif. Ils ne doivent pas exclure des actions à plus long
terme comme par exemple, le travail en association avec des acteurs locaux,
ainsi que des résidences d’artistes ou d’auteurs d’envergure internationale
invités non seulement à présenter leurs œuvres mais aussi à partager avec les
habitants et les acteurs culturels d’ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C comme confiance&lt;/strong&gt; : il faut redonner une confiance et
une place dans la cité aux habitants des quartiers populaires et impulser un
tissu culturel autour duquel puissent se réunir de nouveau les habitants de
tous les quartiers. En témoigne l’engouement des populations pour les
évènements autour des arts d’extérieurs, des arts nomades, des arts engagés et
non institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C comme conseil des arts et de la culture&lt;/strong&gt; : il
s’agirait d’harmoniser l’offre et les moyens disponibles sur l’ensemble du
territoire toulousain, dans une notion de partage et de propositions. Ce
conseil dont le principe de renouvellement devra être posé et respecté,
réunirait les compagnies et les établissements conventionnés, les représentants
d’artistes et d’organisations syndicales, d’acteurs associatifs et de réseaux
culturels, des lieux de diffusion, de répétitions, de résidence, d’animation,
des secteurs de l’animation sociale et culturelle, d’architectes, etc. Ce
conseil des arts et de la culture pourrait être consulté sur toutes les
décisions engageant la politique culturelle de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D comme décloisonner&lt;/strong&gt; : en s’appuyant sur l’ensemble de
l’existant (les projets culturels et socio-culturels et les équipes qui les
portent), en mettant en relation élus et réseaux d’acteurs, professionnels et
amateurs, personnels municipaux et extra-municipaux, artistes et médiateurs,
lieux institutionnels et lieux indépendants, on pourrait espérer que la culture
ne soit plus considérée et abordée comme un secteur autonome du reste, comme
c’est trop souvent le cas, mais comme le lieu idéal pour décloisonner une
société atomisée et repliée sur elle-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D comme durable&lt;/strong&gt; : sans aide à la création et à la
diffusion des artistes, il n’y a pas de culture. Ces aides ne peuvent pas être
seulement ponctuelles mais s’inscrire, dans le cadre d’une convention, dans la
durée si nécessaire. Des aides au fonctionnement devraient aussi permettre à de
nouveaux lieux, à des structures de création de taille modeste d’avoir une
gestion saine et prévoyante de leurs équipements, condition sine qua non pour
qu’elles puissent se réapproprier le travail artistique de fond. L’aide
financière doit intervenir dès qu’elle est attribuée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E comme expérimenter&lt;/strong&gt; : Avant d’être en haut (de
l’affiche), n’est-on pas en bas au préalable ? C’est pourquoi tous les
acteurs artistiques doivent être considérés à partir de leur projet, quel que
soit leur mode d’expression. Au critère d’excellence artistique, préférons
celui d’exigence. Un artiste, peut-être un peu moins « excellent »
qu’un autre, pourra être plus intéressant sur son territoire s’il développe
d’autres atouts : la sensibilisation, l’éducation artistique, la mise en
relation. Il convient de développer et d’aider les lieux d’expérimentation qui
soient, entre autres, un banc d’essai pour des groupes, des troupes, des
plasticiens, etc. qui, avec leurs créations, ambitionnent de prendre un chemin
professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F comme filières d’enseignement&lt;/strong&gt; : le but est de
favoriser le maillage entre les différents établissements et centres de
formation, de la formation initiale aux centres spécialisés jusqu’à
l’université et la recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rezone.couac.org/public/img/rezone_0/.i-comme_m.jpg&quot; alt=&quot;I comme ingénieur ?&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L comme lieux&lt;/strong&gt; : qu’ils soient indépendants ou
associatifs, la ville compte de nombreux lieux qui disposent de salariés
compétents. Il est nécessaire de leur donner les moyens de travailler, en
termes financiers bien sûr, et de leur laisser la liberté de programmer et de
communiquer. Qu’il s’agisse de scènes de proximité et de découverte, d’espaces
d’expérimentations et de rencontres, ces lieux doivent être aidés afin
d’améliorer les conditions d’accueil du public et des artistes (rémunérés pour
leur production). Il s’agirait également d’y faire se rencontrer davantage,
mais sans les confondre, pratiques amateurs et professionnelles dans un but
d’émulation artistique, de développements des publics en tenant compte des
nouvelles conditions d'accès à l'art et à la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O comme offre&lt;/strong&gt; : l’accès à l’offre culturelle peut être
favorisé par une politique de tarifs et d’accompagnement, pas seulement en
direction des équipements institutionnels (musées, théâtres, etc.) mais aussi
vers les petites structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P comme partage&lt;/strong&gt; : la culture se partage avec
l’ensemble des citoyens. Cela suppose de s’intéresser aux pratiques artistiques
et culturelles des populations laissées sur le bord de la route. Depuis
l’ensemble des cultures urbaines, hip hop, rap, slam, graf’, aux musiques
actuelles, contemporaines, improvisées, en passant par le nouveau cirque, les
arts d’intervention urbaine, la création audiovisuelle mais aussi les formes
hybrides interdisciplinaires ou l’ensemble des pratiques liées aux nouvelles
technologies. Il est possible de s’inspirer d’expériences réussies ailleurs,
comme les rencontres de la Villette qui conjuguent la prise en compte les
pratiques des nouvelles générations, la détection de talents, les passerelles
avec les autres arts. Là encore, la vigilance est de mise pour ne pas réduire
ces formes d’expression à une culture de seconde zone (« l’Opéra au
Capitole, le Hip Hop dans les quartiers »)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R comme répartition&lt;/strong&gt; : il s’agirait de revoir la carte
de la distribution des crédits vers l’ensemble des structures et ainsi avoir le
courage de remettre en cause le financement des équipements budgétivores. Une
nouvelle répartition des financements publics en faveur des associations
constituerait pour elles le bol d’oxygène suffisant et modifierait en
profondeur le paysage culturel urbain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S comme salles&lt;/strong&gt; : des quartiers doivent être pourvus de
salles de spectacle afin de promouvoir la formation, la création et la
diffusion. Cela devrait aussi permettre d’encourager des projets transversaux
entre acteurs culturels et acteurs sociaux. L’idée serait aussi de former des
jeunes des quartiers à des emplois autour de la médiation entre les artistes,
les équipes artistiques et les habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;à enrichir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propositions recueillies à partir des contributions de (liens vers le site
du Couac)&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;François Fehner (l’Agit) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Pour-une-culture-active&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pour une culture
active, porte-parole de la parole des gens&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Eric Fourreau (Editions de l’Attribut) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Pierre-Cohen-soyez-audacieux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pierre Cohen,
soyez audacieux, réveillez Toulouse !&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Michel Mathieu (Théâtre de l’Acte/Le Ring) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/De-quelques-observations-a-l-occasion-des-municipales&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;De quelques observations à l'occasion des municipales&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Philippe Metz (Music’Halle) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Pour-un-debat-sur-la-culture-a-Toulouse&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pour
un débat sur la culture à Toulouse&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Philippe Pagès (Le Bijou) - &lt;a href=&quot;http://couac.org/Donner-plus-d-intensite-a-la-vie&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Donner plus
d’intensité à la vie culturelle locale&lt;/a&gt;,&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;remises en forme par Thierry Maillard et Fred Ortuño.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Ne laissons pas mourir l'action culturelle et solidaire sous Sarkozy</title>
    <link>http://rezone.couac.org/post/2008/03/13/Ne-laissons-pas-mourir-laction-culturelle-et-solidaire-sous-Sarkozy</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Le Couac</dc:creator>
        <category>réZone#0 [mars 2008]</category>
        <category>action culturelle</category><category>aménagement culturel</category><category>collectivités</category><category>désengagement de lEtat</category><category>ministère (MCC)</category><category>néolibéralisme</category><category>populations</category><category>réseaux</category><category>résistance</category><category>tiers-secteur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En raison de la politique actuelle du gouvernement qui vise de façon
très claire à décharger l'État de ses missions de service public dans tout le
tissu associatif de l'action culturelle et plus largement dans le secteur de
l'économie solidaire, les Éditions de l'Attribut lancent un &amp;quot;manifeste pour
l'action culturelle et solidaire&amp;quot; destiné à recueillir une large adhésion en
vue d'une résistance active et propositionnelle, aux côtés des collectivités
territoriales.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Ne laissons pas mourir l’action culturelle et solidaire sous Sarkozy&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il existe en France un secteur d’activité d’une incroyable diversité et
d’une effervescence continue, menacé de précarité et de disparition par la
politique du nouveau Président de la République.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Créateur de lien social et d’emplois, le tissu associatif culturel contribue
à l’épanouissement des individus, encourage leur créativité et leur
émancipation en plaçant l’humain au centre de ses préoccupations. Ce secteur de
l’action artistique et culturelle déploie, sur tous les territoires où il agit,
une vision sensible du monde. Dans des domaines aussi divers que les cultures
urbaines (danse hip hop, rap, slam…), les musiques actuelles, les musiques
savantes, le cirque, les arts de la rue, les arts plastiques, la danse, le
théâtre, la marionnette, les arts numériques, le cinéma, la vidéo, la
littérature, etc., une multitude de projets, de lieux et d’organismes
favorisent les initiatives de création, diffusent les œuvres, multiplient les
démarches d’éducation artistique et culturelle, encouragent les pratiques en
amateur, dans un souci constant de concertation et de partage avec la
population de leur territoire. C’est ainsi que des catégories sociales, qui
restent souvent à l’écart des lieux culturels intimidants, se retrouvent
impliquées d’une manière ou d’une autre dans des projets qui génèrent de la
confiance, accroissent leur capacité à décoder le monde et à agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces initiatives qui s’inscrivent dans une logique de territoire, en milieu
rural ou urbain, se développent souvent en coopération avec d’autres acteurs
sociaux ou économiques, de telle sorte qu’en plus de leur richesse artistique
et culturelle, elles jouent un rôle essentiel de dynamisme économique local,
régional ou national. Inscrites le plus souvent dans le champ de l’économie
solidaire et du « tiers secteur », elles en révèlent tout le potentiel
direct et renforcent l’idée que ce secteur favorise, toujours et partout,
l’intégration du long terme et de la dimension humaine dans la vie
socio-économique. Certaines de ces initiatives encouragent aussi les relations
internationales dans un esprit de coopération avec leurs partenaires
étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du néolibéralisme affirmé à la stigmatisation des populations immigrées en
passant par une concentration des pouvoirs politiques, économiques et
médiatiques, la politique conduite par le Président de la République est en
radicale opposition avec les valeurs portées par celles et ceux qui ont choisi
de s’engager dans l’action culturelle et populaire. Le démantèlement en cours
du service public, les baisses budgétaires dans les domaines de la culture, de
l’éducation, de l’économie solidaire et sociale, l’encouragement à la seule
économie marchande, fragilisent chaque jour un peu plus, financièrement et
symboliquement, l’ensemble de ces acteurs et de ce champ d’intervention, alors
qu’ils sont déjà en situation de précarité. Les conséquences dramatiques de
cette évolution, en termes de dessèchement des rapports humains et de perte de
vitalité de notre société, sont beaucoup trop dangereuses pour que nous ne
prenions pas part à une contre-offensive résolue en faveur du développement,
sur l’ensemble du territoire national, d’une activité culturelle sachant mettre
en relation les équipes artistiques et la population. Plus que jamais, l’action
culturelle et solidaire apparaît comme un solide antidote aux dérives
néolibérales qui menacent à la fois la vie artistique, la richesse de notre
culture et la vigueur de notre société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six propositions d’urgence pour l’action culturelle et solidaire&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Augmenter le budget du Ministère de la Culture et de la Communication en
orientant de façon prioritaire les nouveaux fonds vers les équipes
professionnelles qui s’impliquent directement dans une action artistique et
culturelle territoriale,&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Inciter les collectivités territoriales à soutenir particulièrement les
projets artistiques et culturels qui se construisent avec les
habitants ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Favoriser des conventions croisées entre les DRAC, les collectivités
territoriales et les entreprises culturelles qui conduisent des actions locales
d’émancipation, afin que l’Etat cofinance ces initiatives ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En vertu du principe d’égalité républicaine, exiger de l’Etat qu’il mette
en œuvre une politique d’aménagement culturel du territoire, en distribuant les
moyens de l’action artistique et culturelle en fonction de considérations
démographiques, du niveau de revenu moyen des habitants et du souci de
redynamiser les territoires les plus délaissés, économiquement et
socialement ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Aider le tiers secteur culturel par des dégrèvements fiscaux, des cautions
bancaires et des mécanismes de soutien à la gestion. En raison de ses qualités
de réactivité et d’ouverture sur la société, ce secteur pourrait aussi
bénéficier d’un fond d’aide à l’initiative culturelle et solidaire ;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Mettre en œuvre un principe de continuité des droits sociaux et culturels
qui seraient directement attachés à la personne elle-même et non au statut
relatif à l’emploi, présent ou passé.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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