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vendredi 17 juillet 2009

Rio Loco : rencontre publique lundi 20 juillet à 18h30

A l'initiative du Couac et des signataires de l'appel Rio Sans Locaux.

RENCONTRE PUBLIQUE SUR RIO LOCO : POLEMIQUE OU VRAI DEBAT ?

Le Couac, Collectif Urgence d'Acteurs Culturels, propose une rencontre publique sur Rio Loco, lundi 20 juillet à 18h30 dans le jardin du musée Saint Raymond, place Saint Sernin.

Cette rencontre est ouverte à tous et aura lieu en présence de Nicole Belloubet, adjointe à la culture.

samedi 11 juillet 2009

Rio Loco - Communiqué du Couac

Le Couac se réjouit que Rio Loco fasse l’objet d’un débat nécessaire. Conscients des enjeux et des conditions dans lesquelles peuvent et doivent s’affirmer des prises de paroles argumentées et clairement identifiées au sein de l’espace démocratique, nous nous sommes abstenus jusque là de réagir au coup par coup pour privilégier une démarche et une parole unitaire, respectueuse des avis parfois très nuancés de chacun au sein de notre collectif. Les articles et commentaires parus dans la presse nous amènent aujourd’hui à préciser quelques éléments.

Le texte « Rio sans Locaux », dont le Couac est co-signataire, a été rédigé par un ensemble d’acteurs culturels, d’artistes locaux et de citoyens et non uniquement par le Tactikollectif. Les attaques nourries d'invectives et de procès d'intention qui se concentrent sur cette structure font glisser le débat dont le niveau d’exigence tombe malheureusement de plus en plus bas. Nous dénonçons ces attaques caractérisées par des retournements idéologiques en affirmant notre solidarité pleine et entière avec l’équipe du Tactikollectif dont l’honnêteté et l’intégrité ne sauraient être remises en cause.

Ensuite, le texte « Rio Sans Locaux » n’est ni une pétition pour supprimer Rio Loco, ni un appel pour « quémander » une place dans cette manifestation. Cet appel est une réponse à des pratiques – le clientélisme, l’opacité budgétaire, l’effet de vitrine… - sur lesquelles il y a lieu de s’interroger.

- Nous rappelons que Rio Loco est un festival en régie directe, dont les salariés sont des employés municipaux. Comme tout acteur bénéficiant de l’argent public, il est normal d’exiger une transparence quant à sa gestion.
- Tout en saluant le travail effectué en lien avec les acteurs institutionnels toulousains, nous réaffirmons qu’il reste grandement insuffisant. Le festival gagnerait en sens et en qualité à s’appuyer davantage sur le tissu culturel local, dont la richesse et la diversité semblent être, à la lecture de certains commentaires, largement sous-estimées (pour être mieux vilipendées). L’équation local=médiocre est le signe qu’un travail de longue haleine est toujours nécessaire pour sortir la culture de ses clivages les plus ordinaires.
- Enfin, le festival étant municipal, il est d’autant plus légitime de questionner sa cohérence dans ses modes de faire comme dans sa programmation, au regard des volontés d’ouverture, de proximité, d’accessibilité affirmées par la nouvelle équipe municipale.

A ces interrogations s’en ajoutent d’autres, exposées dans le texte qui suit . Nous les porterons au débat en organisant une rencontre publique le lundi 20 juillet à 18h (le lieu sera communiqué ultérieurement). Nous sommes convaincus que ces discussions, au cours desquelles nous ne manquerons pas de questionner nos propres pratiques, seront fructueuses pour tous les acteurs culturels toulousains et au-delà. Nous vous invitons à y venir nombreux.

dimanche 29 mars 2009

Rio sans Locaux

Convaincus de l’intérêt d’organiser une manifestation majeure sur le thème du Maghreb, bon nombre d’artistes, d’acteurs culturels et associatifs souhaitaient participer à Rio Loco cette année, en proposant des projets qui valorisent à la fois les cultures des différents pays et aussi celles des populations issues de l’immigration fortement représentées sur notre territoire.

C’était l’occasion idéale de rassembler le plus grand nombre pour valoriser la diversité culturelle à partir de différentes formes d’expressions ; de proposer des espaces de débats, d’échanges et de rencontres autour de l’Histoire et des histoires, de la mémoire et des mémoires... bref, d’offrir des lieux d’expression dans l’espace public et ainsi tisser des liens forts avec les quartiers et les citoyens. Émanation des pratiques culturelles d’un système révolu, fondé sur le clientélisme, l’opacité budgétaire et l’effet de vitrine, Rio Loco, tel qu’il est conçu et organisé aujourd’hui est loin de traduire la volonté actuelle de faire de la culture un outil de dialogue, une passerelle entre les différents territoires et populations de la ville.

Cette année plus particulièrement, Rio Loco nous présente un échantillon des pays du Maghreb et leurs populations comme une carte postale, touristique ou folklorique, niant ainsi l’histoire de ces pays et celle qui les lie à la France. La diversité culturelle ainsi que l’expression des artistes locaux sont maintenues dans leur marginalité habituelle.

Rio Loco annonce sur sa communication qu’il « fait reculer les frontières entre les peuples ». Nous avons le regret de répondre qu’il « renforce la fracture territoriale entre Toulouse-centre et ses quartiers. »

Ces choix arbitraires ne peuvent être perçus comme un oubli. Notre perception du Maghreb et de la réalité locale ne se réduit pas à une programmation d’artistes si brillants soient-ils. Nous refusons de cautionner la gestion d’un tel événement qui ne semble pas servir l’intérêt général.

Dans la continuité des orientations de la nouvelle équipe municipale, nous voulons un festival d’ouverture, de proximité, de liberté et de curiosité, ouvert sur les cultures locales et le monde : l’occasion d’un vrai moment d’échange et de convivialité rayonnant sur tous les territoires.

Rejoindre l'appel

Voir les signataires